certaines traces et parcours
existent uniquement via l’application
some traces and routes
exist only through the application
некоторые следы и маршруты
существуют только через приложение
u:topos mobile application fragment
application mobile U:TOPOS
version Android en développement

 

Weather application screenshot showing a photograph of a tree against an old wall in Avallon, with temperature, forecast and interface elements visible on screen.

 

avallon

 

u:topos : biennale se déploie à Avallon, petite ville de Bourgogne.

Il ne s’agit pas ici d’un lieu choisi à l’avance comme cadre idéal pour un événement artistique. La ville apparaît comme un lieu accidentel : concret, limité, avec sa propre échelle, son relief, ses vides, ses habitudes, ses trajectoires répétitives et ses zones qui ne deviennent pas immédiatement visibles.

C’est précisément cette dimension accidentelle qui importe. Si le lieu n’a pas été désigné comme centre, il n’est pas obligé de confirmer une cartographie culturelle déjà existante. Il peut devenir un environnement dans lequel le centre n’apparaît qu’après l’action.

 

lieu accidentel

 

La question « où ? » ne se réduit pas ici à une réponse géographique.

Avallon est une ville réelle, mais à l’intérieur du projet elle ne fonctionne pas comme un simple point sur une carte. C’est un lieu dans lequel l’action est placée non parce qu’il possède déjà un statut établi, mais parce qu’ici elle peut être produite, testée, retardée, modifiée ou ne pas avoir lieu.

La ville impose des distances, des pentes, une météo, des horaires, des portes fermées, des rues vides, des rencontres accidentelles, des trajets habituels et une résistance propre au milieu.

Ce qui apparaît dans un tel environnement ne peut pas être déplacé ailleurs sans transformation.

 

Narrow stone pathway descending between old walls and houses in Avallon, opening toward a wooded valley under a cloudy sky.

 

centre

 

La biennale ne possède pas une scène principale unique.

Le centre n’est pas fixé par une institution, un bâtiment, une place ou une partie historique de la ville. Il apparaît là où l’action a réellement eu lieu : dans un trajet, un point d’exécution, une trace, un retour, une découverte accidentelle ou dans le changement de statut d’un lieu ordinaire.

La ville ne se divise donc pas à l’avance entre principal et secondaire. Des lieux très visibles peuvent rester périphériques, tandis que des points presque anonymes peuvent devenir des lieux d’apparition importants.

Le centre est partout, la périphérie nulle part.

 

Empty public square at night in fog, illuminated by streetlights fading into darkness and mist.

 

échelle

 

Une petite ville ne réduit pas le projet.

Au contraire, une échelle limitée rend visibles les distances, les répétitions, les coïncidences, les vides et les trajectoires personnelles. Ici, il devient plus facile de voir comment un même lieu peut être à la fois passage, attente, souvenir, frontière, trajet ou point d’action.

Pour u:topos : biennale, la ville n’est pas un décor mais une condition d’apparition des œuvres. Elle n’illustre pas le projet ; elle participe à la manière dont le projet devient possible.