certaines traces et parcours
existent uniquement via l’application
some traces and routes
exist only through the application
некоторые следы и маршруты
существуют только через приложение
u:topos mobile application fragment
application mobile U:TOPOS
version Android en développement

À PROPOS

à propos

 

surface

 

u:topos : biennale apparaît dans une situation de déplacement. Cela concerne non seulement l’expérience de l’exil et de l’émigration, mais aussi le mode d’existence du projet lui-même : les œuvres, les instructions, les parcours, les points de vue et les formes de présence passent d’un état à un autre.

u:topos : biennale est une biennale artistique construite comme une pratique distribuée dans le temps et l’espace, fondée sur la traduction d’œuvres en instructions et sur leur exécution dans le milieu urbain.

Le projet réunit des artistes de différents pays dont la pratique est liée à l’expérience de la perte du lieu, du passage et de la reconstruction d’une présence. Leurs idées initiales sont traduites en instructions puis réalisées dans la ville.

La biennale ne se déploie pas dans un unique espace d’exposition, mais à l’intérieur même de la ville : à travers des exécutions ponctuelles, des parcours, des traces, des documents de réalisation et des états temporaires du milieu.

 

Anonymous U:TOPOS micro-survey filled out by an Avallon resident, mentioning historical center, river, Chaumes park and describing the refugee question as “very philosophical”.

 

comment fonctionne la Biennale ?

 

Une œuvre entre dans le projet par une action ou un principe sans lequel elle cesse d’être elle-même.

Cette action est formulée de manière à pouvoir être réalisée dans les conditions concrètes de la ville : avec sa météo, ses contraintes, ses hasards, ses habitants et ses lieux spécifiques.

Si l’œuvre existait déjà auparavant, sa réalisation dans le cadre de la biennale ne répète pas sa forme d’origine. Ce qui importe n’est pas la coïncidence avec l’original, mais la préservation de l’action qui maintient l’œuvre comme œuvre.

Ce qui apparaît dans la ville constitue une version : le résultat d’une traduction, des conditions du milieu et d’une exécution concrète.

Ces versions peuvent être vues, traversées, reçues, laissées passer à travers soi ou simplement manquées, y compris découvertes par hasard. Les instructions peuvent être obtenues, lues, exécutées, modifiées par une manière propre de traverser le parcours, ou laissées sans exécution.

La personne ne demeure pas nécessairement un observateur extérieur : son déplacement, sa présence et sa manière de traverser la ville peuvent devenir une partie de la manière dont l’œuvre se manifeste.

L’application mobile constitue l’un des outils de cette traversée. À travers elle peuvent s’ouvrir certaines situations, traces, parcours et instructions liés à la position concrète d’une personne dans la ville.

 

Handwritten U:TOPOS survey form completed by a refugee participant in Avallon, mentioning parks, football, cafés, language school and “the sea and metro” as missing elements.

 

ville / environnement

 

La ville ne constitue pas un fond neutre pour les œuvres. Elle impose des distances, des retards, des conditions météorologiques, des parcours, des rencontres fortuites, des contraintes et une résistance propre au lieu.

Une œuvre placée dans la ville se transforme non seulement parce que sa forme change. Ce qui change aussi, c’est son mode d’apparition : l’endroit où elle surgit, sa durée, les personnes qui passent à proximité, ce qui empêche sa réalisation ou, au contraire, ce qui la rend possible.

La ville n’est pas choisie ici comme un espace idéal pour une biennale. Elle apparaît comme un lieu concret et en grande partie accidentel, à l’intérieur duquel une action peut acquérir une forme, une durée et des conséquences.

Dans cette structure, il n’existe ni scène principale ni centre prédéfini. Le centre apparaît là où l’action a effectivement eu lieu.

C’est pourquoi le parcours importe davantage que la vue d’ensemble, et la présence davantage qu’une position extérieure d’observation. Le projet n’existe ni au-dessus de la ville ni face à elle, mais à l’intérieur de ses distances, de ses retards, de ses non-coïncidences et de ses conditions accidentelles.

 

Anonymous handwritten survey from the U:TOPOS research phase describing cafés, old castles and the phrase “If I leave this city, I will miss everything, even its cobblestones.”

 

pré-Biennale

 

La Pré-Biennale constitue la phase de recherche et de préparation du projet, à l’intérieur de laquelle sa structure spatiale et méthodologique se forme progressivement.

Entre 2025 et 2026, un ensemble de matériaux a été constitué : micro-enquêtes, entretiens, parcours, observations, tableaux, schémas cartographiques et relevés textuels.

Cette couche de recherche est liée non seulement à la ville comme milieu physique, mais aussi à la manière dont les personnes perçoivent les distances, les points significatifs, les déplacements, l’absence, le centre et leur propre position à l’intérieur de la structure urbaine.

En 2026, ce matériau se transforme en plateforme numérique, application mobile, documents, traces et premières formes de présentation publique.

La Pré-Biennale n’est pas une version réduite de la future biennale. Elle constitue une phase dans laquelle le travail préparatoire caché commence à devenir visible — partiellement, localement et à travers des fragments isolés.

 

U:TOPOS micro-survey collected in an artist’s studio in Avallon, describing art as something encountered “at home” and mentioning a refugee living with the respondent.

 

structure cachée

 

Le projet ne suppose pas un point de vue unique depuis lequel toute la structure pourrait être vue simultanément.

Une partie des relations, des parcours, des traces et des réalisations ne se manifeste qu’au fur et à mesure du déplacement, de l’exécution, du retour et de l’apparition de nouvelles versions.

La structure cachée n’est pas seulement liée à ce qui demeure invisible, mais aussi à un état de formation. Certains éléments du projet sont encore absents, tandis que d’autres continuent à se déplacer et à se constituer au cours même de la biennale.

Le centre est partout, la périphérie nulle part.